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Vie et Malentendance

Psychologie de la surdité

Parler de psychologie nécessite de distinguer des catégories de personnes, certes parfois artificielles, atteintes de déficit auditifs.

« Sourd » OU « malentendant »

La différence entre les mots « sourd » et « malentendant » se mesure essentiellement aux différents degrés de gravité de la perte d’ouïe : malentendante dans les cas de surdité légère ou moyenne, sourde dans les cas de surdité sévère ou profonde.

Les devenus sourds (DSME) ou les sourds de naissance

Les devenus sourds (DSME) à la suite d’un accident ou d’une maladie. La surdité varie selon l’âge, surtout quand elle survient lors des périodes de développement du langage.

Les sourds de naissance, pour lesquels l’apprentissage de la parole est parfois plus difficile. 

Le choix entre le langage oral et le langage des signes n’est pas toujours lié à la sévérité du déficit auditif. Nous devons tenir compte d’une capacité individuelle à oraliser.

Psychologie de la surdité

Si les conséquences techniques d’une perte auditive sont évidentes en termes de perte de communication, les effets secondaires psychologiques et sociaux seront très importants.

L’acceptation et la réadaptation sont personne dépendant (c’est-à-dire liées à la personne), et l’environnement peut être selon les personnes, particulièrement hostile à ce type de handicap invisible.

Les comportements des malentendants et de leurs interlocuteurs sont perturbés par la faible empathie ou la susceptibilité individuelle, sources de conflit : l’un accusera le malentendant de jouer la surdité quand la discussion est pénible alors que l’autre reprochera au bien-entendant de baisser l’intensité de sa voix de façon à mettre en défaut son correspondant quand il en ressent le besoin.

Le rapport au corps de l’audition est étroit avec une proximité d’une bonne audition avec les notions de santé physique ou mentale, sentiment de sécurité et de bien-être.

Il s’en suit un sentiment inconscient d’anxiété, d’isolement affectif évoluant parfois vers la dépression.
La colère est la non-acceptation de l’inacceptable. Marek Halter

Les manifestations de ces effets, d'après The Hearing Journal

“Les manifestations de ces effets sont :

- Troubles paniques : Épisodes répétés et imprévisibles d'attaques de panique pouvant être déclenchés par certaines situations.
- Phobie sociale : Crainte persistante de se retrouver dans certaines situations sociales pouvant être gênantes.
- Troubles obsessionnels compulsifs et/ou personnalité obsessionnelle-compulsive. Comportements récurrents entraînant des pertes de temps et pouvant être très pénibles ou parfois très invalidants.
- État de stress post-traumatique : Apparition de symptômes caractéristiques suite à l'exposition à un agent extrêmement stressant et traumatisant. C'est le cas des vétérans de la guerre du Vietnam portant des aides auditives et chez qui le vrombissement d'un hélicoptère déclenche une réponse émotionnelle inappropriée
- Diverses formes d'anxiété : Dues à des problèmes médicaux, effets psychologiques ou état général d'anxiété n'appartenant pas à une forme spécifique d'anxiété.”

Source: The Hearing Journal, avril 2002, Volume 55, No. 4

Qu'en dit le Bucodes SurdiFrance ?

Le 20 mai 2011, le Bucodes SurdiFrance a organisé un colloque sur la détresse psychologique.

“En pratique, le DSME (devenu sourd ou malentendant) va souvent éprouver des difficultés lorsqu'il y a du bruit...Or c'est justement là que sont les lieux de convivialité traditionnels : le restaurant, le café, les fêtes, les dîners, les cocktails
etc. La difficulté dans les loisirs : théâtre,cinéma, là où l'accessibilité est rarement au rendez-vous. La perte d'audition génère, au quotidien une fatigue considérable. La suppléance mentale (combler les manques du message perçu) et la lecture labiale demandent beaucoup d'énergie.”

Source : Bucodes SurdiFrance 20/05/2011

Les promesses thérapeuthiques

Concernant les promesses des thérapeutiques et de l’appareillage, bon nombre de dispositifs finiront leur carrière dans un tiroir alors que les progrès en termes de technologie sont certains.

La restauration d’une audition normale à l’identique est illusoire et la frustration de ne pas l’obtenir rapidement, productrice de désespoir, dépression, rejet de la parole médicale. À contrario, les améliorations certaines apportées par exemple, par un implant peuvent être génératrices de troubles émotionnels.
“Acouphènes et hyperacousie sont aussi des composantes de cette détresse psychologique, ce que met en évidence l'enquête, puisque la majorité de DSME ayant répondu souffrent aussi d'acouphènes.”
 
Les solutions :

- Sociabiliser en développant l'accessibilité pour les DSME
- Sur-titrage des conférences, le sous-titrage en français des films français (cinéma, DVD), le texte en temps réel, les logiciels permettant une transcription automatique multi locuteurs...
- Aménager les lieux de travail par des espaces dédiés, des aménagements notamment sur les lieux de travail (l'open space n'est pas toujours facile à vivre pour les salariés, pour le DSME, c'est l'enfer).
- Appareiller plus largement par des prix plus accessibles
- Appareiller plus précocement en développant les dépistages car le délai de consultation des DSME est aujourd'hui estimé à 7 ans !
- Développer la recherche pour pousser à l'amélioration
des audioprothèses et des implants cochléaires
 
www.surdifrance.org
Le mot de la rédaction
Chacun est différent
Outre la différence de type de déficit auditif, chaque personne vivra sa perte auditive d’une manière différente.
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