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L’ingénieur du son, chargé de la protection auditive lors des concerts

Publié le 24/01/2018
L’intervention de David Rousseau, Ingé son et Sonorisateur bien connu des scènes Parisiennes, n’est pas passée inaperçue lors de la séance “médicale” de la semaine du son.
 

Le progrès du matériel en dépit de notre santé auditive

L’alignement des planètes est défavorable à nos oreilles : les musiques amplifiées privilégient la compression dynamique et les basses, pour des sensations corporelles de vibration qui flattent la recherche de plaisir du consommateur. Les festivals diffusent pendant des dizaines d’heures sans repos des oreilles.

Le progrès du matériel permet d’atteindre les 10 000W donc de bien remplir les festivals, devenus une ressource économique majeure des régions l’été. Le public est habitué à la basse qualité du mp3 et du streaming et les diffuseurs haute qualité ne font pas recette, la bonne qualité CD est maintenant totalement oubliée ! Si la grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris est parfaitement sonorisée, les stades et autre vastes lieux non spécialisés ne sont pas plus faits pour la musique que les petites salles.

Dans ces dernières, les premiers spectateurs entendent le son de scène et une batterie, sans amplification, peut générer 105 dBA. Les spectateurs plus éloignés entendent le son de façade réglé par la sono, si celle-ci a résolu les phénomènes de réverbération en raison des obstacles ou murs trop proches.

Et les grandes salles ?

Pour les grandes salles, les fréquences basses sont très variables d'un point à l'autre d'une salle. Il faut alors accrocher les subs (basses) en hauteur, ce qui est impossible pour la majorité des subs commercialisés, empilables depuis le sol (NDLR sans possibilité d’accroche dans les petites salles). Les voisins des lieux sont alors impactés par un son haut et balladeur. Dans tous les cas, les pressions économiques diminuent depuis quelques années le temps dévolu au réglage du son.
À proximité des subs, il est courant de mesurer entre 130 et 135 dBC à 1 mètre. Ce qu'on demande de faire là, c'est juste impossible, technologiquement parlant.David Rousseau, électro-acousticien

La bonne équation

Combien coûte une oreille détruite, y a-t-il atteinte artistique à jouer du rock à bas bruit, combien d’emplois sont assurés lors de la saison des festivals, espérons que les professionnels réussiront à trouver la bonne équation, et non le bon algorithme pour parler actuel.

Le décret n°2017-1244 du 07 août 2017

Ce nouveau texte relatif à la prévention des risques liés aux bruits et aux sons amplifiés, a abaissé le niveau sonore maximum autorisé de 105 à 102 décibels A (dBA) et à 118 dBC, pour les basses fréquences , sur 15 minutes . Le danger pour nos oreilles se situant autour de 85 dB/8 heures. Effectif à partir du 1er octobre prochain, la différence ne sera pas sensible en perception, mais l’oreille interne appréciera si...cette évolution est réellement applicable.
Le mot de la rédaction
La bonne équation
Combien coûte une oreille détruite, y a-t-il atteinte artistique à jouer du rock à bas bruit, combien d’emplois sont assurés lors de la saison des festivals, espérons que les professionnels réussiront à trouver la bonne équation, le bon algorithme pour parler actuel.
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